Vous êtes nés entre 1980 et 1990 ? La génération Y ou dit  milléniaux, il est fort probable que vous êtes plus sensible au burn-out. Je vous explique pourquoi.
Les milléniaux sont ceux qui ont connu l’essor d’internet et des technologies numériques dès leur enfance, comme les ordinateurs, les téléphones portables et les smartphones. Ils ont aussi subi les conséquences de la crise économique de 2008 au début de leur vie professionnelle, ce qui a affecté leur niveau de vie et leur possibilité d’emprunter.

En outre, cette génération a privilégié les études supérieures et les voyages plutôt que l’acquisition d’un logement ou la création d’une famille, par exemple.
On peut alors émettre une hypothèse : il se pourrait, parmi d’autres facteurs, que l’ambition de concrétiser tous ces idéaux expose cette génération au risque de burn-out.
Quoi qu’il en soit, les études révèlent que les milléniaux sont plus sujets au stress au travail

Un fort besoin de considération

Les milléniaux sont attirés par un environnement de travail numérique, qu’ils ont vu se développer progressivement lorsqu’ils ont intégré le marché du travail, avec l’apparition des réseaux sociaux et des outils collaboratifs. D’après une étude du cabinet PWC, ils se sentent mal à l’aise avec les organisations trop rigides et recherchent des entreprises qui leur offrent de nouveaux challenges. Ils tiennent aussi à ce que leurs besoins personnels soient pris en compte, ont besoin d’un retour constant, de réactivité à leurs sollicitations et de beaucoup de soutien et de reconnaissance.

Le décalage entre idéaux et réalités du monde du travail pourrait expliquer la fréquence des cas de burn-out chez cette génération.

D’un côté, les milléniaux sont très investis dans leur quête d’identité (épanouissement, loisirs, qualité de vie, engagement). De l’autre, ils ont besoin de flexibilité, veulent garder un avantage par rapport aux autres générations (grâce à leur formation et leur maîtrise du numérique), sont informés et demandent à leurs employeurs de valoriser leurs compétences.

Toutes ces attentes peuvent conduire à une frustration permanente. La longue liste de souhaits, le besoin de se reconnaître dans une « raison d’être » et le besoin d’accompagnement peuvent nuire à la confiance en soi. La flexibilité et la recherche de performance peuvent engendrer un état d’anxiété constant et à long terme, cette agitation peut entraîner un épuisement chronique, conduisant au burn-out. Par ailleurs, tous les milléniaux ne sont pas affectés de la même façon par le burn-out : selon le genre ou la culture d’origine, il existe des différences significatives.

Comment réagir face à ces exigences

Pour faire face à la hausse des cas de burn-out chez les milléniaux, il faudrait d’abord vérifier si les objectifs fixés par les employeurs sont adaptés et raisonnables, selon le type de travail effectué.
Est-ce qu’une semaine de 35 à 40 heures permet de gérer tous les dossiers ?
Est-ce qu’on arrive à se déconnecter quand on est en congé ou en week-end ?
Et comment se situe cette génération dans les domaines extra-professionnels – sachant qu’une personne évolue forcément dans une interdépendance d’environnements sociaux qui se répercutent les uns sur les autres ?

Ensuite, il faudrait évaluer la qualité des relations avec les autres?
Est-ce qu’on se sent plus seul ?
Est-ce qu’on a l’impression que notre point de vue est respecté ?
Est-ce qu’on pense que nos collègues et supérieurs nous entendent, ou est-ce qu’on a le sentiment qu’ils nous négligent ou qu’ils se moquent de ce qu’on pense ?

Mieux accompagner le burn-out

Le burn-out résulte d’un processus de surmenage souvent imperceptible pour la personne qui le subit, mais pas forcément pour les autres. Il semble que les employés soient de plus en plus conscients de leur rôle dans ce syndrome et sa prévention – y compris du côté du management.

Selon l’Institut national de recherche et de sécurité, le burn-out ne survient pas du jour au lendemain. Il est précédé de deux phases faciles à identifier et durant lesquelles les employeurs peuvent apporter l’accompagnement apprécié par les milléniaux.

Dans une première phase, lors de la phase d’euphorie (les employés ont l’air d’être des super-héros et de tout maîtriser), les employeurs peuvent être attentifs à la charge de travail et aux missions, afin de garantir le bien-être du salarié. Les contacts réguliers avec les employés ainsi que les évaluations de performance périodiques sont des moyens utiles pour l’aider à trouver un équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle.

Dans une deuxième phase, les employés vivent ce qu’on nomme le burn-in, soit la phase qui installe progressivement les signes du burn-out. Le stress devient chronique et de nombreux symptômes visibles se manifestent ; maux de tête, irritabilité, perte de concentration, cynisme, isolement, fatigue mentale et physique, peur du travail, démotivation, négativité, culpabilité, instabilité de l’humeur, angoisses, anxiété, insomnie, perte d’appétit.

Dans ce cas, les employeurs peuvent faire preuve d’empathie, solliciter les équipes de ressources humaines et éviter toute tâche qui isole l’employé. L’employeur peut aussi revoir les objectifs de manière temporaire, envisager un changement d’équipe, ou bien conseiller un suivi thérapeutique. La loi reconnaît le devoir de tout employeur d’intervenir pour protéger la santé d’un salarié en souffrance comme le stipulent les articles L. 4121-1 et L. 4121-2 du code du travail.

Il est essentiel de comprendre que le burn-out des milléniaux n’est pas une faiblesse personnelle, uniquement imputable à l’individu. Dans cette perspective, les managers ont le devoir de reconnaître son existence et de prendre des actions pour mieux le prévenir, et surtout éviter qu’il ne se produise – ou le moins possible. D’autant plus que cela fait malheureusement plus de vingt ans que les chercheurs alertent sur la situation et proposent des outils de prévention.

Vous vous sentez concerné par le burn-out des milléniaux? Vous souhaitez en savoir plus sur les causes, les symptômes et les solutions? Vous cherchez un accompagnement personnalisé et bienveillant, contactez moi dès maintenant.
Je suis coach de vie spécialisée dans le burn-out et je peux vous aider à vous libérer de votre stress, à retrouver votre équilibre, votre motivation et votre confiance en vous. N’attendez pas que la situation s’aggrave, prenez soin de vous et de votre avenir. Remplissez le formulaire ici et je vous recontacterai dans les plus brefs délais